The Art Strip

The Art Strip

Aujourd’hui, rencontre avec l’un des deux membres de The Art Strip, figure montante de la scène éléctro strasbourgeoise. Ces jeunes-là n’ont pas le temps d’attendre la notoriété : dès la première année, ils enchaînent concert à la laiterie et dans les nombreux clubs de la ville.

Pendant votre lecture, nous vous invitons à écouter Dominici, un des nombreux titres disponibles sur la page Soundcloud du groupe. Il a eu l’occasion d’être mis en lumière au delà des frontières du pays du bretzel par la communauté du site StopTheNoise.fr (une des plus grandes plate-formes éléctro française sur le net).

 

Pour commencer, qui est « The Art Strip » ?

Je suis originaire de Nancy, mais je suis venu à Strasbourg pour faire sport études Volley-Ball au lycée. Rodolphe lui est du coin et on s’est rencontrés en terminale. Chacun écoutait depuis pas mal de temps de l’éléctro, s’amusait à composer de son côté… L’idée du groupe est venue assez naturellement. On voulait se lancer pour voir où l’aventure allait nous mener !

 

Quel est votre style plus précisément ?

De l’électro dub mélodieuse. Nous sommes contre la vague brostep à la Skrillex… Si tu préfères, certains morceaux vont être plus dansants mais on recherche en priorité ce côté mélodique, que tu puisses nous écouter chez toi sans être forcément dans une fosse à te casser le front. Notre but est d’avoir une musique qu’on peut entendre dans un bar comme dans un concert. Nos influences viennent aussi du rock, du classique, de la pop. C’est pas de l’éléctro uniquement trash, on recherche ce mélange des genres.

 

On peut avoir une explication sur votre nom de scène ?

Ahem… Joker ! (rires)

 

Va- t-on retrouver cette diversité (presque une « marque de fabrique ») dans votre EP qui sort prochainement ?

Je ne suis pas pour une ligne de composition qui s’attarde sur le même style. Ca lasse vite, on se souvient de quelques sons et le reste passe à la trappe. Notre EP vise l’hétéroclisme pour éviter la lassitude et susciter la curiosité. En ce moment on travaille sur un titre Dubstep, mais tu vas y trouver de la gratte électrique et du chant… On essaye d’innover.

Vous avez déjà eu l’occasion de faire des soirées sur Strasbourg, ça a abouti sur des propositions sérieuses ? Si nos lecteurs veulent voir mixer The Art Strip comment vous retrouvent-ils ?

Premièrement on tourne sur les réseaux sociaux, et surtout au début le bouche à oreille de nos potes qui parlent autour d’eux. Par la suite l’association ElanGang a monté son petit label auquel on a participé. Ce sont des potes qui nous ont aidé à organiser un concert à la Java.

Après pour les maisons de disques il y a eu des propositions, mais on doit travailler sur un EP physique pour que ça devienne sérieux. On va faire ça pendant les vacances pour que Rodi (NDWAS : Rodolphe) soit disponible.

 

La première fois que tu as touché une table de mixage ?

En fait, j’ai tout de suite commencé par de la production sans passer par la case mixage. Après avoir installé Fruity Loops j’ai fait écouter quelques sons à mon frère, qui m’a dit que c’était pas si mal. Par la suite j’ai rencontré Rodolphe, on a acheté petit à petit un piano, un synthé midi… La machine The Art Strip était lancée.

 

Quelles sont vos influences ?

Mon père écoutait beaucoup de rock, de blues et de jazz, j’ai surtout baigné là dedans. Aujourd’hui encore quand je rentre chez moi c’est genre Pink Floyd, Les Rolling Stones… Ça m’a beaucoup m’a beaucoup marqué. Mais à 8 ans mon premier cd c’était Daft Punk. Sinon j’écoute pas mal Crystal Castles plus bourrin mais un peu plus bizarre, le gang à Ed Banger Records (Busy P, SebastiAn, Justice…). Rodi c’était plus du punk rock, et en éléctro je pense qu’il est aussi plus bourrin que moi. En fait c’est lui la brute du duo !

 

Vous vous êtes offerts La Laiterie pour première scène locale, comment ça s’est passé ?

Pour la laiterie ça faisait trois mois qu’on avait commencé, on n’avait pas de matos et il y avait tout juste trois quatre sons publiés sur SoundCloud. Et puis un jour je décroche mon téléphone, c’était le programmateur de la Laiterie qui nous propose de faire l’avant-première de Washed Up. Forcément sur le moment on accepte, mais après avoir raccroché on s’est demandé dans quoi on s’était engagé : on avait 40 min de show à assurer… Pour 10 min de sons terminés. Et 3 semaines pour combler le vide. On s’est enfermés pour taffer, et ça a porté ses fruits au vu des retours du public comme des artistes.

 

A propos, comment composez vous ? Le matin devant un café ou avec une bouteille de bourbon le soir ?

Les conditions idéales pour moi, c’est posé avec un whisky le soir vers 2 heures du matin après une soirée. Mais totalement défoncé j’ai jamais réussi… Rodi gère plus de ce côté-là ! (rires) Sinon au calme dans le train, ou dehors c’est agréable aussi avec le pc.

 

Quelle est la part de chacun dans la création de vos titres ?

Le studio est chez moi, donc chacun travaille ses sons de son côté et toutes les deux semaines quand Rodi rentre on s’échange nos morceaux qu’on retravaille. Lui travaille sur les basses, je m’axe plus sur la mélodie et les voix : c’est cette complémentarité qui fait que ça marche bien.

 

Qu’est-ce que vous voulez apporter à votre public sur scène ou bien à celui qui vous écoute devant son ordi ?

Le but c’est d’avoir quelque chose de construit, recherché, mais en même temps sur lequel tu peux danser, ou écouter n’importe quand. On entend trop souvent que l’electro c’est fait pour être écouté en boite, The Art Strip veut changer ça comme beaucoup d’artistes en ce moment. Le but n’est pas de toucher le plus de monde possible, mais que ceux qu’on touche aiment vraiment ce qu’on fait.

 

Un dernier mot ?

Venez-vous casser le front avec nous !
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Propos recueillis par Emmanuel Gentner

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